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Radios locales, radios de proximité

Les radios indépendantes, qu’elles soient nationales ou locales, ont pour vocation de proposer un contrat d’écoute original à leurs auditeurs- et donc de facto aux annonceurs-basé sur la proximité et l’engagement. La météo, le trafic routier, les informations liées aux loisirs et concerts sont accueillis avec plus d’intérêt et d’attention lorsqu’ils sont traités localement. La publicité est plus efficace et mieux mémorisée quand l’auditeur se sent plus concerné, plus choyé. De plus, les radios indépendantes ont plus de souplesse éditoriale que les stations généralistes (délocalisation d’antenne en 24 heures si il le faut, association à des événements locaux, etc). Nous avons interrogé Antoine Baduel, PDG de Radio FG, l’une des radios majeures du GIE Les Indés Radio.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots Radio FG ?

Radio FG est une station axée sur les musiques électroniques, c’est même historiquement la radio de référence sur cette scène, puisqu’elle s’est positionnée sur celle-ci dès sa naissance, en 1991. Notre particularité, c’était à la fois de proposer un format au service d’une scène musicale qui naissait en Europe, mais aussi destiné à la valorisation d’artistes français — ce qui nous a permis de contribuer à faire émerger des personnalités qui ont eu une véritable carrière à l’international, comme les Daft Punk, les Cassius, Bob Sinclar, David Guetta, Martin Solveig… Plus récemment, Radio FG a pris un virage d’un son électro plus avant-garde et élégant. Ce qui nous vaut de continuer à découvrir de nouveaux artistes dont la renommée dépasse nos frontières, et qui viennent de toutes les régions de France, et pas seulement d’Île-de-France. Le premier « ancrage » local de Radio FG est celui-là.

 

Combien de fréquences compte Radio FG ?

Radio FG, c’est 25 fréquences locales en FM en France métropolitaine, pour 346 500 auditeurs (Source : étude 126 000 Radio Médiamétrie).

 

Comment construisez-vous l’accroche locale de Radio FG, au niveau des auditeurs tout d’abord ?

Nous agissons de deux manières. D’un côté, Radio FG est une radio parisienne et porte cette caractéristique dans son ADN ; nous ambitionnons donc de parler de la capitale et de ce qu’il s’y passe, en essayant de rendre cette ville plus accessible. D’un autre côté, nous mettons un point d’honneur à parler des actualités musicales et événementielles des « autres » villes, de manière intelligible aussi bien pour les locaux que pour les autres, qui pourraient se dire « Il se passe quelque chose à Poitiers, ça me donne envie d’y aller ». C’est pourquoi il y a une véritable attente de la part des auditeurs d’une réelle communication sur les événements locaux.

Nous ne faisons pas de décrochages locaux, c’est le même programme partout. Nous parlons donc de manière indifférenciée, avec le même niveau d’exigence, de ce qu’il se passe à Paris ou de ce qui est organisé à Lyon ou Marseille. Notre idée, c’est ainsi de donner une dimension nationale à des talents et à des initiatives locales.

 

Et s’agissant des annonceurs ?

Il faut tout d’abord préciser que nous travaillons au sein de l’agence FG avec une structure dédiée à la commercialisation d’annonces spéciales. Nous travaillons à la fois sur du media et sur du hors-media et nous avons également une personne qui s’occupe tout particulièrement des relations avec les collectivités locales et de ce que peuvent apporter les événements annoncés par Radio FG en termes de tourisme.

Radio FG est capable de proposer aux annonceurs des solutions variées et à mi-chemin entre des problématiques nationales et locales. Cela passe par des spots, du sponsoring d’événements via des délocalisations d’antennes (on peut faire une émission à l’occasion d’un évènement organisé par une Région), du hors-media…

 

Quelle place accorde Radio FG aux réseaux sociaux ?

Nous utilisons principalement Facebook (même si nous avons également un compte Twitter), qui nous paraît être le plus approprié pour nos besoins : diffuser de l’image, de la vidéo, relayer et annoncer des événements… Notre page compte environ 350 000 abonnés, pour la plupart très dynamiques.

 

Pour une marque, c’est important ?

La notion de communauté est capitale pour une marque, à mon sens. Je remarque que notre audience est très proche de notre nombre de « fans » sur Facebook. C’est donc que nous touchons sensiblement les mêmes personnes. Cela nous permet d’ailleurs de favoriser les décisions d’achats (vente de tickets principalement, de compilations). C’est un véritable écosystème mixant digital, offline, local, national et international, qui se met en place.

Crédit photo : Antoine Baduel / CoSpirit

La Rédaction CoSpirit

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